École de Formation aux Métiers de l’Aérien

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École de Formation aux Métiers de l’Aérien

AFMe
Symbolisée par une volumétrie d’enveloppement autour d’un jardin central, l’École de formation professionnelle aux Métiers de l’aérien joint la forme à la fonction. Sur une parcelle comprenant d’autres équipements aéronautiques, ce projet s’inscrit dans une dynamique de regroupement des enseignements des différents corps.
  • Maître d’ouvrage
    Aéroport de Paris
  • Localisation
    Aéroport du Bourget, Bonneuil-en-France
  • Date
    2019
  • Surface
    8 016 m²
  • Catégorie
    Aéroportuaire, Équipement, Tertiaire
  • Programme
    Restructuration et extension de l’école de formation aux métiers de l’aérien (AFMAE) au Bourget
  • Partenaires
    Brézillon / Alternet / JFS Architectes

Entre sanctuarisation et transversalité

Aux abords de l’aéroport du Bourget, l’École de Formation professionnelle aux Métiers de l’aérien s’insère dans un ensemble immobilier plus vaste, Déjà construits sur le site, deux bâtiments – des ateliers « Les Alvéoles » et un hangar « Thalès » – occupent la parcelle. S’implantant dans ce dispositif, la future école adopte une volumétrie en cloître. D’un côté, son aile longitudinale nord-est file le long des ateliers pour se clore en patio au sud-ouest. De l’autre côté, son aile latérale sud-est s’accole au hangar.  

Inaugurant une articulation entre les 2 entités existantes, l’École de Formation professionnelle aux métiers de l’aérien a tout autant pour vocation de sanctuariser un espace intérieur avec son effet de cloître que de transversaliser les fonctions avec son rôle de liaison.  

Un havre d’apprentissage et de formation

Vouée à recevoir près 700 apprentis, ce nouveau bâtiment d’une surface de 3 200 m2 accueille salles de cours, espace de restauration et bureaux administratifs. Que ce soit à l’heure des classes ou au moment de la pause, les élèves profitent des vues sur un patio arboré. Situées en rez-de-chaussée, classes et cafétaria s’ouvrent sur cet espace paysager et instaurent un lien d’intimité avec les usagers. Concentration ou détente, la cour intérieure alternant bandes végétales et minérales remplit ses différents offices. Le pôle administratif au premier niveau profite de vues en surplomb.

Lisibilité d’implantation et clarté d’orientation

Privilégiant une lisibilité facilement appréhendable, l’École de formation professionnelle s’intègre avec cohérence aux différents espaces extérieurs. L’aile longitudinale sud-ouest se dresse face à l’aire de stationnement des véhicules. L’aile latérale sud-est fait face aux pistes. L’aile latérale nord-ouest s’ouvre sur les bosquets du parc. Cette rationalisation dans l’implantation offre une grande lisibilité aux usagers et clarifie leurs capacités d’orientation.

Loin de reprendre le vocabulaire architectural des bâtiments existants – des Alvéoles et du Thalès -, le nouvel édifice adopte la même teinte de façades dans des nuances plus claires. Les bardages métalliques des façades extérieures alternent entre aspect mat et brillant. Cette note vibratoire dynamise l’édifice. Les façades intérieures y joignent des éléments orangés. La verticalité s’y trouve soulignée, la luminosité renforcée.

Configuration compacte pour liaisons démultipliées

Privilégiant une volumétrie compacte, l’édifice affiche son ambition intégrative. Les différents types de métiers s’y trouvent enseignés – mécanique, chaudronnerie, peinture….  – , les différents types d’enseignement – théorique et pratique – se trouvent mis en relation entre salles de cours du nouvel édifice et les ateliers et hangar des bâtiments déjà existants.

A cet effet, l’aile latérale sud-est file du hall d’entrée de l’école aux halls d’accès des ateliers Alvéoles et du hangar Thalès. Véritable point nodal, le hall d’accueil irrigue les différents espaces et se signale de l’extérieur par son bardage couleur orangée.  Lieu de passage tout autant que de convivialité, il accueille également en son centre l’espace de détente et de restauration.  Tourné vers le jardin intérieur, il offre le confort de vue vers un horizon boisé ouvert avec la faille qui lui fait face de l’aile latérale nord-ouest.

Au-delà du confort visuel, ce patio paysager allège l’aspect massif d’un volume parallélépipédique sans compromettre ses vertus unificatrices. Démultipliant les surfaces vitrées des façades, il draine la lumière naturelle dans les espaces intérieurs tout en permettant d’appréhender la configuration de l’édifice.

Clarté et continuité constituent le parti pris architectural essentiel de l’opération tout en privilégiant la sobriété de l’écriture et l’économie de moyens.